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Voyage initiatique en mer Rouge : écouter son intuition et réveiller le féminin sacré

En janvier, mon compagnon m'annonce plusieurs semaines libres en mars. Une envie urgente surgit : partir. Mais entre la maladie de mes parents, la guerre au Moyen-Orient et les doutes de mon compagnon, tout semble s'opposer à ce voyage. Tout, sauf quelque chose de profond, d'indéracinable, au fond de moi. Ce récit est celui d'un voyage intérieur autant qu'extérieur, celui d'une traversée entre la tempête du monde et la voix silencieuse de l'intuition. Et de ce qui se déploie quand on choisit de lui faire confiance.

Route déserte serpentant à travers un paysage aride sous un ciel bleu, évoquant la solitude et l'immensité du désert environnant.
L’appel du désert, là où commence l’infini

Le désir qui arrive sans prévenir


Je suis une voyageuse.

Pas une touriste.

Une voyageuse.

Celle qui part pour tisser des liens, rencontrer des lieux et des âmes, explorer ce que le monde a à enseigner. Ce goût m'a été transmis très tôt, en famille, comme on transmet une langue maternelle. Le voyage est ma seconde nature.

Mon compagnon, lui, a grandi autrement.

Il aime la liberté, le mouvement, mais sans nécessairement quitter la France. Depuis que nous sommes ensemble, j'ai proposé mille voyages. Tous se sont soldés par un refus.

En janvier, il m'annonce avoir plusieurs semaines sans son fils au mois de mars.

En moi, quelque chose s'allume immédiatement.

Une envie urgente, claire, viscérale.

Partir. Dans un pays chaud. Avec de l'eau chaude. Février-mars, c'est ma façon de couper l'hiver, de retrouver une joie profonde, simple, solaire. Mais pas trop loin, pas trop long en avion, mon compagnon n'aime pas voler. Le Mexique, les Philippines, la Floride : trop loin.

Alors je pose la question à l'intelligence artificielle.

Où aller en mars, pas trop loin, mer chaude, pas cher, peu de décalage horaire ?

La réponse arrive : l'Égypte. La mer Rouge.


L'invisible qui tisse ses fils


Je reste un moment silencieuse devant l'écran.

L'Égypte.

Enfant, j'étais passionnée par cette civilisation. Après les Amérindiens, c'est elle qui me fascinait le plus. Et puis, en grandissant, je m'en suis fermée. De moi-même, je n'aurais jamais choisi l'Égypte.

Et pourtant.

Dès que je commence à explorer cette possibilité, quelque chose dans mon corps répond. Une justesse. Un oui profond, silencieux, qui ne demande pas à être expliqué.

Je remarque aussi les dates : elles correspondent au Ramadan. Ce moment particulier de prière, de lien au divin, d'intériorité collective. Quelque chose à faire là-bas. Je le sens.

Je commence à chercher un hébergement. Les grands complexes hôteliers défilent, trop impersonnels, pas mon univers. Et puis quelque chose attire mon regard : un village bédouin, de petites maisons individuelles, simples, en lien direct avec la nature. Exactement comme j'aime voyager. Mais aucune date disponible, sur tous les mois à venir. Le lieu semble avoir fermé. Je poursuis mes recherches.

J'en parle à mon compagnon. Il n'est pas emballé, mais accepte pour me faire plaisir. Je trouve des billets en promotion, quatre jours seulement, comme une fenêtre offerte. Je les achète.

C'est décidé. Nous partons quinze jours en Égypte.

C'est là que je trouve merveilleux comment l'intelligence artificielle et l'invisible peuvent, ensemble, tisser des fils que notre mental seul n'aurait jamais osé nouer.


Quand la vie teste nos certitudes


Puis la vie se met à tester la solidité de cette décision.

Mes parents tombent malades. Ma mère fait deux infarctus. Février s'efface. Je me rends totalement disponible pour les aider dans ce moment difficile. Le voyage recule dans un coin de ma tête. Annuler devient une évidence.

Pourtant, quelque chose refuse de mourir tout à fait.

Après plusieurs semaines, l'état de mes parents s'étant amélioré, un accord est trouvé, fragile mais réel : je pars rejoindre mon compagnon. Une semaine. Si c'est trop lourd pour eux, je rentre immédiatement. Je ne finalise pas encore les réservations en Égypte, je le ferai une fois que j'aurai retrouvé mon compagnon, avec des options d'annulation, pour garder la liberté de tout arrêter si nécessaire. Mais je jette quand même un œil aux hébergements disponibles.

Et là, quelque chose d'étrange se produit.

Le village bédouin, celui qui était fermé depuis des mois, sans aucune disponibilité à l'horizon, a rouvert ses réservations.

Au milieu de tout ce chaos, une petite lumière.

J'y vois un signe.

Une fois partie mon frère, mes sœurs, mes neveux et nièces prennent le relais avec amour. Cette chaîne humaine qui se tisse me permet de souffler, de lâcher un peu. Mais dans la nuit qui suit mon départ, les États-Unis et Israël bombardent l'Iran.

Le lendemain matin, mon père m'appelle.

Tu n'as sans doute pas vu l'actualité. Il y a la guerre. Tu ne vas sûrement pas pouvoir partir. Ton billet sera remboursé.

Je reste silencieuse un long moment.

Après tout ça. Après les infarctus, les moments d'inquiétude, les négociations, les compromis. Maintenant c'est la guerre qui éclate.

Tout le monde nous dit d'annuler. Mon compagnon, qui n'était déjà pas très motivé, y voit une confirmation de plus. La première avait été l'état de santé précaire de mes parents. Celle-ci semble définitive. Trop d'obstacles depuis le début. Trop de signaux contre ce voyage.

Je ne réserve rien.

On verra bien.


Écouter son intuition quand tout résiste


Je suis tiraillée.

Entre la tempête du dehors et quelque chose d'indéracinable au fond de moi.

Commence alors un long va-et-vient intérieur. Je suis l'actualité, j'évalue les risques, je pèse chaque argument. On y va. On n'y va pas. On y va. On n'y va pas.

Mais à chaque fois que je dis on n'y va pas, mon corps se contracte légèrement. Quelque chose résiste. Quelque chose qui ne veut pas céder.

Je n'arrive pas à lâcher.

Alors je descends plus profond. Je cherche ce qui tient, là, au fond.

Et les visions remontent. Lentes. Certaines.

Je vois une cérémonie de la Pipe sacrée offerte dans cette région en guerre. Comme si c'était précisément maintenant, précisément là, que cette prière pour la paix devait s'élever. Cette terre-là. Ce ciel-là. Ce moment-là.

Je vois une cérémonie de l'eau dans la mer Rouge. Cette mer ancienne, sacrée, qui a porté sur ses rives tant de civilisations, tant de prières murmurées dans des langues oubliées. Je sens qu'il y a une énergie féminine endormie là-bas, qui attend d'être réveillée. Que c'est pour cela aussi que je suis appelée.

Je vois les dauphins. Pas comme une attraction, pas comme un rêve de vacances, comme une rencontre. Une communion avec leur médecine de joie souveraine et d'amour inconditionnel. Quelque chose à recevoir d'eux, que je ne peux pas encore nommer.

Je vois un lieu simple, retiré du monde. Des petites maisons dans la nature, le silence du désert, la mer à portée de main. Un espace pour communier, tisser du lien humain vrai. Et peut-être, peut-être, l'endroit qui pourrait un jour accueillir des femmes en retraite, dans cet isolement qui permet les vraies transformations, comme j'en avais connu au Pérou.

Ces visions n'étaient pas des envies.

Elles n'étaient pas des caprices de voyageuse.

Elles étaient des appels. Clairs. Persistants. Ancrés dans quelque chose de bien plus grand que moi.

Et on ne fait pas le deuil d'un appel aussi facilement.

Je savais aussi, avec cette même certitude silencieuse, que mon compagnon avait besoin de ce voyage autant que moi, peut-être plus. Besoin de poser les armes, de ne rien faire, lui qui s'y autorise si rarement. Besoin que la mer Rouge et ses fonds de lumière fassent leur travail d'apaisement, doucement, sans qu'il ait à comprendre pourquoi.

Le dimanche soir, à deux jours du départ, nous trouvons enfin un accord.

Nous partons. Mais si nous ne sommes pas bien au bout d'une semaine, nous rentrons.

C'est fait.


Intérieur d’un avion en noir et blanc montrant plusieurs sièges alignés vus de côté. Les dossiers sont droits, avec des pochettes contenant des magazines. La lumière entre par les hublots situés au-dessus des sièges, créant une ambiance calme et silencieuse. Aucun passager n’est visible.
Le voyage dans le vide

L'arrivée, ou l'épreuve de la matière


L'avion est presque vide. Nous avons chacun trois sièges pour nous. Une douceur inattendue, comme un premier cadeau du voyage.

En arrivant aux abords de Marsa Alam, le taxi nous dépose devant l'hôtel.

Personne.

Le lieu semble à l'abandon. Nous posons nos sacs, nous regardons autour de nous. Un silence étrange. Des bâtiments fermés.

Nous finissons par nous installer à une table de restaurant sommaire de plage, à attendre. Devant nous, la mer Rouge dans toute sa splendeur, d'un bleu profond, presque irréel. Mais autour de nous, les abords sont jonchés de plastique, emporté et redistribué par le vent en incessantes vagues de déchets. Mon compagnon est choqué. Il ne parvient pas à passer au-delà de ce spectacle. Je le vois se fermer doucement, comme on se referme quand la réalité ne correspond pas à ce qu'on espérait.

Et puis un taxi surgit, on ne sait trop comment. Le propriétaire est là, nous dit-on. Nous montons. Il nous raccompagne à l'hôtel.

Un homme nous accueille.

Svelte, la peau claire, une stature tranquille et digne. Il a ce grand sourire qui arrive avant les mots, et un œil vif, lumineux, qui respire l'intelligence. On ne lui donnerait aucun âge particulier, il a simplement cette qualité de présence de ceux qui ont beaucoup vécu et beaucoup écouté. En quelques secondes, sans que rien ne l'explique vraiment, une complicité naît. Comme si nous nous connaissions déjà.

C'est Wael.

On nous conduit à notre petite maison. Elle est simple, charmante à sa façon. Mais lorsque mon compagnon veut prendre une douche, ce soir-là, pas d'eau chaude.

C'en est trop pour lui.

Il me regarde et me dit : change les billets, on reste une semaine.

Je le fais immédiatement, sans résister. Sans me battre. Je savais que ce moment pouvait venir. Je l'accueille.

Et puis vient l'heure du dîner.

Un repas délicieux, préparé avec beaucoup d'amour. Et Wael qui vient s'asseoir à notre table, naturellement, simplement, comme on rejoint de vieux amis.

La conversation commence.

Mon compagnon lui dit qu'il veut faire le Ramadan avec lui le lendemain.

Et quelque chose dans l'air change.

C'est là que le vrai voyage commence.


Une piscine naturelle aux eaux turquoise est entourée de formations rocheuses dans un paysage aride. Au-delà, la mer s’étend à l’horizon sous un ciel bleu. Une personne se tient sur les rochers à droite de l’image, regardant vers l’eau.
Le réveil des eaux intérieures

Cérémonie de l'eau et féminin sacré en Égypte


Chacune de mes intuitions, portées depuis des semaines, s'est révélée juste.

Mais avant que tout cela se déploie, il y avait ce que je portais en silence depuis le début, cette certitude que quelque chose devait être accompli ici, pour cette terre, pour ces eaux.

Le lieu parfait s'est présenté à moi comme un cadeau que je n'avais pas demandé mais que je reconnaissais. Une piscine naturelle nichée dans le récif de la mer Rouge, au milieu du désert. Un espace suspendu entre deux mondes, la pierre et l'eau, le désert aride et la vie marine foisonnante. Hors du temps. Hors du bruit du monde.

J'ai installé l'autel au bord de cette piscine naturelle.

Et j'ai chanté.

Ce chant, je le tiens de mon amie Sylvie, qui est Métis. Elle l'a reçu de sa Grand-mère Rorogazoo, un matin de printemps, dans la neige jusqu'aux genoux, près d'un ruisseau. Ce chant dormait depuis cent ans. Il avait été confié à Grand-mère Rorogazoo par une ancienne sur son lit de mort, dans un dernier souffle, avec ces mots : Partage ce chant avec toutes les femmes du monde.

Aujourd'hui, des femmes le chantent aux quatre coins de la planète.

Ce jour-là, il s'élevait au-dessus de la mer Rouge.

La mer Rouge est ancienne. Elle a porté sur ses rives des civilisations entières, des prières dans des langues oubliées, des femmes qui venaient puiser dans ses eaux une force qu'elles ne savaient pas toujours nommer. Cette énergie féminine, endormie sous des siècles de tumulte et de guerre, attendait.

Dans le silence de ce bassin naturel, j'ai fait ce pour quoi j'étais venue.

Réveiller ce qui dormait. Honorer ce qui avait été oublié. Offrir à cette mer sacrée une prière de femme, simple et vraie.

Isis, grande déesse de cette terre, semblait veiller. Je la sentais dans la lumière sur l'eau, dans le souffle chaud du désert, dans ce silence particulier qui n'est jamais tout à fait vide.

Une fois le rituel accompli, je suis entrée dans l'eau.

Et j'ai reçu.

Une libération. Une ouverture. Une reliance à quelque chose de très grand, de très ancien, qui n'avait pas de nom mais qui me connaissait.

Merci à toutes les tisseuses de vie qui portent cette magnifique médecine et tissent patiemment, partout dans le monde, la toile du cinquième monde.


La médecine des dauphins


Il y a des rencontres que l'on ne peut pas forcer.

On peut les appeler, les désirer, les prier. Mais elles viennent à leur heure.

Nous étions le seul bateau.

Le récif approchait doucement quand soudain, un dauphin saute.

Puis deux.

Puis des dizaines.

En quelques secondes, le bateau tout entier bascule dans une joie folle. Personne n'a donné le signal. Personne n'a attendu la permission. Nous nous sommes tous jetés à l'eau.

Et là, ils étaient partout.

On nageait avec eux, parmi eux, dans ce bleu immense et vivant. Et parfois, ils disparaissaient. Le silence de l'eau reprenait ses droits. Je cherchais leurs silhouettes du regard, je ne voyais plus rien.

Et puis leur chant arrivait.

Porté par les ondes, traversant l'eau et le corps en même temps. Une langue ancienne, cristalline, qui n'a pas besoin d'être traduite. On la reçoit directement, quelque part entre le ventre et le cœur. Et leurs silhouettes réapparaissaient dans le bleu, gracieuses, libres, indifférentes au temps.

Leur médecine est d'une pureté rare.

Celle de la joie pure. De l'enfant en nous qui n'a pas encore appris à avoir peur. Ils nagent avec une telle légèreté, une telle présence totale dans l'instant, qu'on se souvient soudain de quelque chose d'essentiel, que la vie peut être vécue ainsi. Sans calcul. Sans armure. Avec cette ouverture du cœur complète, cet amour inconditionnel qui ne demande rien et offre tout.

Il y a dans leur aura une pureté qui touche à l'innocence des premières choses.

Être avec eux, c'est retrouver en soi cet enfant qui s'émerveille encore.

C'est inoubliable.

Le récif corallien lui-même était un enseignement, un émerveillement de couleurs, de vie, de simplicité joyeuse. Mon compagnon, lui qui voulait rentrer au bout d'une semaine, ne pouvait plus s'arrêter de plonger.


Vue sous-marine de plusieurs dauphins nageant en groupe dans une eau bleu-vert. Leurs corps sont visibles en diagonale, avançant dans la même direction. La lumière traverse l’eau et adoucit les contours, créant une atmosphère calme et fluide.
La danse avec la médecine des dauphines

Faire confiance à sa voix intérieure : la vraie initiation


Mon compagnon et Wael ont tissé quelque chose de rare. Quelque chose de profond. Deux hommes que tout séparait, les origines, les chemins, les langues, et qui se reconnaissaient pourtant, comme on reconnaît quelqu'un que l'on n'a jamais rencontré mais que l'on a toujours connu.

Je les regardais, et je sentais l'invisible à l'œuvre.

Un soir, quelque chose me pousse à dire tout haut ce que je portais depuis le début.

Je me tourne vers Wael et je lui dis, simplement :

Il est évident que l'univers nous a fait nous rencontrer. Nous avions des choses à nous apporter mutuellement.

Un silence.

Wael me regarde droit dans les yeux.

Et il acquiesce.

Pas avec des mots. Avec cette qualité de présence qui dit plus que n'importe quelle phrase. Ce regard calme, lumineux, qui confirme sans expliquer. Qui sait.

Nous savions que nous reviendrions. Nous savions que nos prières avaient été entendues. Nous savions que c'était juste.


Une terrasse faite de pierres arrondies surplombe un vaste paysage désertique. Une corde est tendue entre des poteaux en bois. Deux chiens sont allongés au premier plan, l’un à gauche sur le sol, l’autre sur un muret en pierres à droite. Au loin, quelques constructions se détachent dans l’immensité sous un ciel clair.
L’aube du souffle sacré

La prière du dernier matin


Le dernier matin, je me lève avant le soleil.

Le désert est encore dans la nuit. L'air est frais, presque irréel. Tout est silence.

Je prépare la Pipe Sacrée dans ce calme absolu, avec le soin et le recueillement que ce moment demande. Et un peu avant que le soleil commence à poindre à l'horizon, j'entame la cérémonie.

Ce matin-là, l'invisible était là.

Pleinement. Densément. D'une manière que l'on ne peut pas expliquer mais que l'on reconnaît immédiatement quand on l'a déjà rencontré. Cette présence qui n'a pas de forme mais qui remplit tout l'espace. Ce souffle qui n'appartient pas au vent. Cette certitude, au creux de la poitrine, que l'on n'est pas seul, que l'on ne l'a jamais été.

La fumée de la Pipe s'élevait doucement vers le ciel qui rosissait.

Chaque bouffée, une prière.

Chaque souffle, une offrande.

Pour ce lieu. Pour ces eaux. Pour cette terre ancienne qui avait accueilli notre présence avec tant de grâce.

Un si beau cadeau.

Une réponse de l'invisible à tout ce que j'avais porté, douté, traversé pour arriver jusqu'ici.

 

Quand l'invisible tient ses promesses

Mon compagnon est rentré métamorphosé.

Nous étions dans une paix profonde.

Durant tout ce séjour, j'ai été habitée par une gratitude immense. Celle d'avoir eu la force d'écouter mon intuition malgré toutes les tempêtes qui s'étaient déchaînées autour de moi.

La maladie de mes parents.

La guerre.

Les doutes de mon compagnon.

La peur.

Tout avait conspiré pour me faire renoncer.

Et pourtant.

Le vrai cadeau de ce voyage n'est peut-être pas ce que j'ai accompli là-bas. C'est d'avoir découvert jusqu'où l'on peut aller quand on est suffisamment enracinée, suffisamment reliée au Créateur, pour garder le cap quoi qu'il arrive, tout en respectant chaque membre de sa famille, sans les abandonner.

C'était peut-être cela, mon initiation.

 

Grandmother Medicine Song, enseignait que dans les traditions ancestrales, on guidait les enfants à observer la réalité avec patience, sans tirer de conclusion hâtive, jusqu'à ce que son sens devienne clair. Car la réalité est toujours porteuse de sens. Non pas un sens que notre mental fabrique, mais un sens inhérent à la nature elle-même, qui attend simplement d'être perçu.

Elle appelait cela la conscience élargie.

Ce voyage en était une leçon vivante.

Chaque obstacle n'était pas un signal d'interdiction, c'était une invitation à regarder plus profond, à rester dans la perception plutôt que dans la conclusion. Le village bédouin qui rouvrait ses portes au milieu du chaos. Les dates qui tombaient pendant le Ramadan. Wael qui nous attendait sans le savoir. Les dauphins, seuls au monde avec nous.

Rien de tout cela n'était le fruit du hasard.

Tout était porteur de sens.

Il suffisait d'avoir cultivé suffisamment de silence intérieur pour le recevoir.

C'est peut-être là la vraie définition de l'intuition, non pas une voix mystérieuse qui surgit de nulle part, mais une conscience élargie qui perçoit ce que la réalité murmure en permanence, à ceux qui ont appris à écouter.


Et toi ?


Y a-t-il un appel que tu repousses en ce moment ?

Un lieu, une démarche, une rencontre que tu sens juste, mais que tu n'oses pas encore honorer ?

Je t'invite à noter, dans les jours qui viennent, les messages subtils qui traversent ta journée. Les frissons. Les synchronicités. Les images qui reviennent.

Ils ne sont pas le fruit du hasard.

Ils sont la voix de quelque chose qui veut vivre à travers toi.

Et cette voix mérite d'être écoutée.

Quoi qu'il arrive.


Le lieu


Si ce voyage t'a parlé et que tu souhaites découvrir cet endroit unique à Marsa Alam, simple, isolé, en lien direct avec la nature et la mer Rouge, je t'invite à me contacter. C'est un lieu qui mérite d'être connu.


Pour aller plus loin


Si cet article a éveillé quelque chose en toi, je t'invite à explorer les cercles d'enseignement et les soins au tambour que je propose, ainsi que les ateliers que j'anime au studio Yoga With You. Des espaces pour apprendre à écouter, à se relier au vivant et à marcher avec plus de clarté sur son chemin.

Tu peux aussi rejoindre notre communauté, un espace de partage et de reliance, pour cheminer ensemble.

Il est encore temps de se souvenir que l'invisible parle. Il a toujours parlé. Il suffit d'apprendre à l'écouter.

 

« Rien n'arrive sans raison. Rien ne se présente sans message.

C'est dans le silence que l'on apprend à entendre

ce que la vie murmure depuis toujours. »

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